Y. AMBIANA « Ode d’une mère à son enfant soldat » Charles Olivier 22/08/2012

Ode d’une mère à son enfant « Soldat »

 ou

 Une vérité mise à nu… !

A cette époque de la vie, nombre d’adolescents voient leur esprit pulvérisé sur un champ de mines bien caché; Les nouvelles technologies exposent de manière crue sur nos toiles toutes leurs fragilités. Mais comme il me semble que leur étoile nous invite à briller, je fais donc le choix douloureux mais nécessaire, de revenir sur ma situation personnelle, tant elle reflète les mots de nos enfants, dont la vie est en jeu dans toutes les classes de la société à l’heure actuelle.

Pour ceux qui ne connaissent pas notre histoire, métisse de mère anglaise et de père camerounais, je fus obligée de m’expatrier en France il y a une douzaine d’années, pour de graves raisons de santé. Au nom d’une  certaine sphère du pouvoir et dans de sombres manipulations, je me suis vue arracher mes trois enfants. Je ne les ai plus retrouvés jusqu’à ce jour, depuis leur retour au Cameroun.

En effet, tant d’entre nous mal avisés, enfouis dans la cuirasse d’un égo mal léché, bouffis dans un abime de suffisance, à l’insu de notre conscience souvent, ou par manque de discernement, font de leur progéniture une espèce méconnue: « la catégorie occulte des enfants soldats ». Ces petits kamikazes, soldés moins chers qu’ils ne le sont en vérité, ne tuent pas visiblement les autres, mais se détruisent eux-mêmes !

Cela est-il à ce jour étonnant ? Ou devrais-je dire détonnant…

Car c’est ainsi que je viens d’apprendre tristement, que ma fille cadette encore mineure, serait suivie au Cameroun pour des troubles d’ordre psychologiques.

Dans le cours cruel du destin qui nous a séparées ma fille et moi, cela fait plusieurs années déjà que son géniteur, sans doute livré à des appétits d’ogre, lui donne aussi à dévorer : sa propre mère…

C’est-à-dire celle qui l’a mise au monde avec amour en la chérissant au grand jour, à travers mon âme de maman. La tendre moitié d’elle-même en somme, ses frère et sœur ayant pâtit du même régime.

Séparée des miens bien malgré moi, tant la maladie a sévi aussi en ces vies ! Même si ma plèvre sujette à des hémorragies, reste un frein sur le plan médical, pour supporter la pression de l’avion qui m’aurait rapprochée d’eux par la voie des airs, le poumon et demi qui me reste après quatorze interventions, me permet toujours à nouveau, de leur insuffler : ma joie de vivre.

Pourtant, en dehors des quelques bribes entendues ça et là, je n’ai pu retrouver la trace de mes petits devenus grands, que récemment à travers une vitrine : Facebook. Vous la connaissez autant que moi, ce pourquoi j’ai en premier lieu ouvert cette page de ma vie, sous le doux pseudo olicéisa, composé des préfixes de chacun de leurs prénoms. Vous devinez pourquoi ?…

Ma fille aînée terminant son cycle au lycée, « au lycée Isa » me semblait donc bien approprié afin qu’elle me reconnaisse sans se faire harceler, tant il me tardait de la revoir si elle arrivait en France…

Et puis pour moi, Oli c’est Isa… la même joie les attend !!!

Mais voilà, le ver était profondément dans le fruit ; un « papa » juriste, ça peut convaincre une enfant qui découvre le monde, que sa maman voudrait la revoir afin de toucher… des allocations familiales ! Ni plus, ni moins…

Même l’assistante sociale de son université que j’ai rencontrée personnellement, n’a pas eu la présence d’esprit de lui faire simplement remarquer ceci :

Personne ne peut toucher des allocations familiales pour un enfant… majeur.

Par contre, ne voulant pas de problème avec mon ex mari, elle m’a plutôt affirmé devant témoin, que ma fille aurait quitté leur université, alors que je venais de la croiser sur le campus. Vu mon état de santé et ma fin proche selon elle, je ne devrais pas lui imposer un deuil supplémentaire. C’est ainsi qu’elle n’a pas hésité à me demander : de quitter les lieux sans ménagement, au terme des cinq minutes qu’elle nous avait accordées. 

La suite fut encore plus cocasse, bien que prévisible dans ce monde torturé. Dès ce moment là, je  n’ai pas tardé à voir son profil Facebook dédoublé, ainsi que le mien (dont je ne sais bien entendu quel usage a été fait). J’ai été appâtée sur sa deuxième photo de  profil, par l’un de ses hobbies favoris, avant que n’apparaisse juste après ma « demande d’amis », le visage d’une nouvelle jeune fille en lien avec son cousin. Or jusqu’à mon départ du Cameroun, je n’ai jamais été informée de l’existence d’une cousine si proche et portant le même nom… 

J’en reviens à ma fille cadette dont le profil FB fait pourtant référence à sa seule identité. J’ai reçu à travers elle, la permission de l’appeler au numéro qu’elle m’a transmis. Cela pourrait relever d’une multiple coïncidence, si je n’en étais arrivée toujours devant témoins, à m’entretenir par téléphone avec deux autres enfants différentes, affirmant chacune être la même : ma fille cadette ! C’est ainsi que la première m’alerta à bout de souffle et presqu’en larmes, soutenant qu’on la tenait recluse, suite à une détresse liée à des maux de tête, que l’on m’aurait cachée. La seconde qui elle semblait se porter comme un charme, grimaçant sur FB avec ses copines, affirma mordicus qu’elle ne m’avait jamais parlé, et m’envoya un courrier dans lequel je suis simplement traitée : d’aliénée…

Avant que n’entre en scène une femme adulte, qui nous assène à son tour et leurs noms à l’appui, que mes enfants seraient : les siens !!!

(Hum, je ne saurais donc être leur mère, simple question de bon sens…)

Enfin, je n’en suis plus à une aberration près, ayant été interpelée en urgence à la mairie de  Douala 1er par un agent ébahi m’ayant reconnue. Mon juriste d’ex mari, avait simplement omis, de mentionner mon état civil sur l’acte de naissance de cette enfant, que l’on avait en prime, fait naitre quelques mois plus tard. Devant mon père et ma consternation, Me Tchoungang rétorquera que le clerc auquel il avait confié la tache de déclarer notre enfant, avait simplement oublié ces quelques « détails ». Visiblement lui aussi!!! Pourtant je n’ai pas oublié de porter ma fille neuf mois, a qui j’ai du apprendre à l’âge de quinze ans, qu’elle est bien métissée car de grand-mère anglaise. Ce doit être la raison pour laquelle, lors de notre jugement de divorce, le même Tchoungang a répliqué qu’il ne se savait pas marié à une anglaise. On lui a simplement demandé, s’il était dans le coma pendant la cérémonie, vu que ma mère étant de la partie est toujours aussi blanche. Et ce n’est que la tête de l’iceberg voyez-vous…

Sous toute latitude, quelle que soit l’altitude, que l’on soit Noir, Blanc ou Jaune, ou dans quelque attitude, l’incohérence revêt toujours le même visage ; Aucune emprise sur des enfants, ne peut masquer son imposture. Pathétique…

Comme vous pouvez le constater, dans un tableau si réjouissant n’est-ce pas, le mélange des genres peut s’avérer très indigeste. Nul n’est censé ignorer la Loi, alors quoi qu’en dise l’entourage de mes enfants, je n’ai jamais été déchue de mon autorité parentale, pour la simple raison, que la fonction de bâtonnier de mon ex mari, lui a fait faire l’impasse de son propre procès. Plus grave encore, avec la complicité d’un Conseil de l’Ordre qui a couché noir sur blanc sur les journaux de l’époque, que je n’aurais plus toute ma tête et serais à la solde du gouvernement Français.

C’est pourquoi, n’ayant d’autre recours que Facebook, les voies légales et consulaires étant épuisées depuis toutes ces années, ma famille ayant été soigneusement balayée devant la porte d’une enfant mineure pourtant en grave danger, je choisis d’exercer ici publiquement ma responsabilité maternelle :

Quelle maman face aux cris de son bébé dans la foule… ne dévoilerait son sein !

En temps de guerre dans sa tranchée, même desséché, elle le lui offre en corps.

J’ai accepté à dessein la mission d’ambassadrice bénévole, pour l’Association Educative de Défense de l’Enfant et des Parents Séparés, l’ AEDEPS :

Car de lait je ne manque pas. ..

Je peux vous affirmer que je ne connais aucun enfant, capable de supporter ces traumatismes répétés depuis si longtemps face à l’éloge générale, saccageant l’essence même de leur identité, sans en sortir profondément perturbé.

Je n’en connais aucun, qui puisse se construire dans une Scission absolue et définitive, de l’amour originel d’un Père autant que d’une Mère ;

Celle qui ne nous dit pas toujours ce qui nous plait, mais qui nous tend la main secourable dans l’adversité…

Celle qui éblouit notre regard, mais pour mieux faire apparaitre le diamant des yeux qu’elle nous a donnés…

Celle dont les bras ressemblent à de vieux troncs calcinés, tant elle les plonge dans les flammes pour nous sortir de là vivants…

Celle enfin qui se dresse dans la boue, tant elle plonge dans les eaux troubles pour ramener nos perles à la surface…

Il ne m’est pas donné de prendre la parole à la place du Père, mais si l’être dévoué qui suivrait ma fille psychologiquement, est à même de porter sur elle un tel regard de vie, alors, que son œuvre soit louée ! Car il aura compris que sa place de thérapeute, est avant tout réservée,

A ceux d’entre nous qui comme mon ex mari :

- Amènent leur femme chez… un vétérinaire ! Quand celle-ci tombe malade ;

- Font du chantage au suicide pour tenter d’amadouer leurs enfants, tout en clamant devant eux qu’elle veut les tuer, quand ils ont été condamnés à la prison par une justice légale ;

- Se font porter ivres de manière récurrente, par les bras des mêmes enfants à la confiance usurpée ;

- Ne se soucient nullement des activités pouvant les exposer sur internet ;

- En clair, à ceux qui sont au four quand il y a lieu d’être au moulin…

A tous ceux qui comme mon ex mari :

- S’amusent à remettre à leurs enfants, des armes qui pulvérisent toute leur identité (à l’image de celle qui l’aurait lui même propulsé, depuis l’étage supérieur de sa maison).

Mon dernier mot est avant tout pour toi, ma fille :

Je n’entraverai jamais votre relation à votre père, bien au contraire je souhaite qu’il retrouve ses esprits pour le bien de tous et par la grâce de votre amour. Un amour dont je connais la puissance. Elle est suprême, car c’est en elle que je puise la foi profonde qui me rend vivante, et non dans le luxe factice par lequel on vous endort. Bientôt viendra l’heure où chacun de vous aura quitté le nid, je souhaite autant vous voir planer en toute majesté, dans le ciel de la liberté…

Je t’ai portée toute entière en moi, je connais jusqu’au premier battement de ton cœur, je t’ai couvée au chaud comme un œuf, ça n’est donc pas ta peine qui peut me dépasser, car je connais ta vraie valeur et même à ton insu, quand ta colère m’habite…

Elle raconte un courage émanant du haut de tes petits pas de trois ans, lorsqu’à l’aéroport tu as couru vers moi, défiant une montagne de douaniers, simplement pour ne pas les laisser : t’emmener…

Tes frères hébétés, devant la basse cour qui vous faisait écran, retenaient de force leurs larmes. Je venais d’entendre, toi sur mes genoux quelques minutes auparavant, des mots terribles qui en tueraient plus d’un, venant de la bouche d’un conjoint :

« Un cercueil coûte moins cher qu’une maison, tu ne reverras plus jamais les enfants. »

Mais fut-elle morte…

Aucune goutte d’eau n’irait se perdre dans l’immensité de la mer….

Tel est l’océan d’amour éternel, qu’une mère vouerait à son enfant bafoué.

 Yolande AMBIANA. Paris, le 22 Aout 2012

(Ce texte paraît avec l’accord de l’intéressée comme, d’ailleurs, tous ceux qui nous sont soumis par nos adhérents, et dont le contenu est laissé sous leur entière responsabilité.

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Note du Bureau  de l’ AEDEPS  le vendredi 24 août 2012:

Comme nous l’avons déjà exprimé lors de diverses interventions sur notre site, puis le 20 novembre  2004, date  anniversaire de la Signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, nous connaissons Yolande, Ambassadrice bénévole de notre association, qui était venue dans le cadre de la Journée Des Droits de l’Enfant que nous organisions en Région Poitou-Charentes.

 

Son affaire délicate et complexe date des années 2000. Elle nous a lancé un appel au secours on ne peut plus justifié et nous ne pouvons que la soutenir, l’encourager dans ses interventions et démarches, lesquelles aboutissent difficilement du fait d’un ex-mari se disant au-dessus de tout et, de toute évidence, très loin de son rôle de père responsable, de juriste loyal, d’homme au-dessus de tout soupçons, se disant Défenseur des Droits de l’Homme alors qu’il ne respecte RIEN, ni PERSONNE… !

 

*** Nous tenons à signaler aux gens qui entendent « 36 sons de cloches » dans le cadre de ce dossier, que Yolande AMBIANA, pour avoir suivi de très près cette affaire, est OFFICIELLEMENT DIVORCEE de son ex-mari, (divorce prononcé le 16 octobre 2003 par le Tribunal de Paris), ce qui fait que Yolande est une femme totalement libre et n’a aucun compte à rendre, ni pression à subir de la part de ce monsieur qui ne fait plus partie de sa vie

 

Bon courage Yolande et que tes enfants comprennent, enfin, qu’ils ont été manipulés, bernés depuis ton départ pour soins importants en France, seul pays qui pouvait tenter de te maintenir en vie… !

 

*** Tu fais un très bon travail pour notre association, ainsi que Phiphi qui se reconnaîtra, MERCI, MERCI, MERCI à Vous Deux…, comme à celles et ceux qui participent bénévolement, activement, à la vie de l’association!

 

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Yolande, un message réconfortant de « Prunelle 79″

 

Ambiance de louange :

A ma tendre Yolande,

Je viens de terminer la lecture de ton « Ode d’une mère à son enfant Soldat » et cela m’a prouvé encore une fois, s’il en était encore besoin, que tu persisteras toujours à suivre le chemin que tu t’es tracé et qui aboutira à ce seul objectif que tu t’es fixé : retrouver tes enfants, meurtris dans leur esprit, et que tu veux voir renaître à la vie, la vraie, celle qu’ils auraient dû toujours connaître. Leur ouvrir les yeux par des mots, des lettres écrites sous la plume de l’amour, l’amour de leur mère. C’est beau ma Chérie ce que tu as enfanté là : un texte digne de ton amour, criant de vérité, TA vérité, celle que tous ceux qui ont craché sur tes pas doivent savoir.

 

Cette « ode » c’est une opération à cœur ouvert. Tous tes organes, tes sens, sont mis à nu et  » celui qui croyait savoir », n’a plus qu’à lire ceci, et il comprendra qu’il ne savait rien.
Ma Chérie, mille bravos pour cette lettre qui est un cri d’amour déchirant, un accouchement exceptionnel, sans anesthésie et qui je le pense te vaudra bien des soutiens, car bon nombre d’accusateurs vont réagir, entraînant ainsi je l’espère le renfort inconditionnel de personnes écarquillant ENFIN les yeux devant une ignominie jamais soupçonnée.

( Merci à toi, Oh! Mère…Toit qui nous porte à notre insu, mais nous célèbre en haut des Cieux )

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 Note du Bureau de l’ « AEDEPS« , car il existe sur le web des organisations peu respectueuses qui utilisent des noms ou sigles de structures anciennes qui n’ont pas les moyens de s’offrir les abus tarifaires de l’INPI, nominations qui devraient êtres protégées de fait du moment de la déclaration au Journal Officiel de la République Française.

 (Droits et Protection de l’Enfant, Respect de celui-ci -

Droits et Devoirs des Parents et Grands-Parents)

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