Forum Franco Africain de la Jeunesse 2005, (Rappel en l’honneur de Yolande)

TOUT D’ABORD, au nom de l’association que je représente, nous tenons à vous remercier pour l’invitation qui nous a été faite grâce à notre Ambassadrice et amie Yolande AMBIANA.

 Nous tenons à remercier les organisateurs de ce Forum et souhaitons aboutir, grâce à eux, à la finalisation de nos projets mis en place depuis de longues années avec des ONG amies d’Afrique, GRAAB au Bénin, et GRED en Centre Afrique.

 

Il est indispensable que l’ensemble des Etats africains signent et respectent la totalité des articles de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, il est indispensable, impératif, que les Chefs d’Etat et les gouvernements des pays africains mettent en place une vraie politique dans le but de lutter contre la misère, les maltraitances sur enfants mineurs dont l’exploitation sexuelle des enfants en vue de les livrer à la prostitution, à la pédophilie.

Il est plus qu’urgent pour l’ensemble des pays africains de créer un fichier général des délinquants sexuels utilisant ce genre « tourisme » en faisant la chasse à ces personnages consommateurs d’enfants ainsi qu’aux proxénètes, en les condamnant à de très lourdes peines.

 

En 1999, je me trouvais invité à un important forum à Chamonix et j’ai eu le plaisir et l’honneur de m’entretenir avec Madame Viviane WADE, première dame du Sénégal et, lors de notre entretien privé, elle a demandé à ce que l’ADEPS se rapproche de son pays dans le but de trouver des solutions à la prostitution infantile.

Nous avons dit que nous allions étudier ce projet en faisant comprendre qu’il faudrait nous donner les moyens nécessaires, nous sommes restés en contact assez régulièrement mais ça n’a pas abouti, c’est regrettable.

Nous recevons très souvent des demandes d’aide de responsables d’ONG africaines, pour tout et n’importe quoi, à se demander si nos statuts ont bien été lus alors que tout est détaillé avec la plus grande clarté.

 

Nous recevons des appels de détresse de ressortissants, particulièrement des femmes, qui se retrouvent seules sans leurs enfants quand ceux-ci sont partis en vacances dans leur pays.

Les décisions de la justice française ne sont pas respectées et, malgré tous les efforts fournis pour faire aboutir le Droit, soit le retour des enfants auprès du parent ayant obtenu la résidence à son domicile, rien n’aboutit.

Actuellement nous avons un dossier très douloureux où la mère dans son droit réclame le retour des enfants auprès d’elle, où la justice française reste sourde, même devant les infractions répétées commises par un père qui ne reconnaît pas les décisions de justice française et s’estime « au-dessus » des lois de notre pays, en violation complète de la CIDE malgré sa profession…

 

Quand on voit tout ce qui se passe dans ce monde, c’est à se demander s’il n’y a pas complicité tacite entre un parent auteur de l’enlèvement (Déplacement illicite d’enfants vers l’étranger comme on dirait chez nous), et les Etats concernés qui ont un peu trop tendance à mettre en avant un peu trop facilement  une quelconque « Raison d’Etat », et oui, la Raison d’Etat c’est comme la Valise diplomatique, on fait passer et avaler beaucoup de choses au détriment du respect des personnes, du respect et de la Protection de l’enfant et de la famille.

Je profite de ce Forum pour dire qu’il faut que les entreprises, administrations, personnalités politiques ou du show business encouragent des associations telles que la nôtre, les soutiennent, les aident financièrement, de façon à faire en sorte que nous soyons plus écoutés.

Comme nous disait Madame Geneviève de Fontenay le 30 octobre dernier: « on ne vous écoute pas assez, les politiques se foutent du difficile travail bénévole que vous accomplissez chaque jour souvent avec des moyens financiers très limités.. »

Le samedi 20 novembre 2004, nous célébrions le 15ème anniversaire de l’adoption, par l’Assemblée Générale des Nations Unies, de la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant.

La France pour sa part a ratifiée cette Convention le 07 Août 1990, et qu’est-ce qui a changé, évolué chez nous, dans le Monde, RIEN, sinon protéger davantage les auteurs d’actes répréhensibles, les indemniser pour avoir été incarcérés…, alors que toutes les innocentes victimes n’ont que le Droit de se faire oublier, de se cacher, et sans rien recevoir en retour..

Pour nous cette journée a permis de faire un bilan sur ces quinze années durant lesquelles les Etats membres des Nations Unies ont ratifié cette convention ; les deux non signataires sont la Somalie et les Etats-Unis, mais il ne faut pas ignorer que d’autres Etats, signataires de la Convention, ne respectent pas celle-ci en usant souvent, abusivement, de « telle ou telle amitié » et/ou d’une « raison d’état », ce qui est scandaleux.

Les enfants, durant ces quinze années, ont entendu les adultes proclamer en leur nom les Droits de l’Enfant et n’ont pu que constater combien cette Convention qui est la leur, et les articles de lois qui régissent cela en France ainsi que dans le Monde sont bafoués, détournés.

Durant ces quinze années, rien n’a changé, toujours autant de maltraitances, de violences, d’adultes barbares accomplissant leurs saloperies pédophiles, en toute impunité, sur de petites victimes innocentes sacrifiées sur l’autel du sexe tarifé, et souvent au vu et au su des gouvernants qui ferment les yeux car ce genre de tourisme rapporte gros dans les caisses

En 2004, nous aurions du nous attendre à un bilan positif annoncé par les participants à tous les Sommets Mondiaux de l’Enfance, et nombreuses Conférences Internationales ou Congrès qui se tiennent très souvent à l’autre bout du Monde, qui coûtent des sommes astronomiques, et pour lesquels il est demandé aux associations des participations onéreuses, mais là encore RIEN, du vent.

Les structures associatives dont nous parlons ci-dessus sont souvent démunies financièrement mais agissent avec courage, avec leur foi, selon leurs propres moyens car il y va de la vie d’enfants, ainsi tout est nivelé par le bas et les vrais acteurs de terrain sont « interdits » de parler, de témoigner, de pousser leur coup de gueule…, car ils n’ont pas les parrainages médiatiques voulus. C’est réservé à une certaine élite plus proche des politiques que du travail de terrain !

Il a été stipulé, citation des Nations Unies «que l’humanité donne à l’enfant le meilleur d’elle-même», foutaise, baratin, poudre aux yeux !

Pour ces quinze années écoulées, rien de positif, toujours des mômes exploités, prostitués, maltraités, servant de chair à canon « grâce » à des repus vivant grassement de façon décadente sur le dos de la société, de la misère, avec pour seuls objectifs le profit.

Nous pensons que les Droits de l’Enfant ont mal été interprétés, établis avant tout pour les adultes en leur rappelant que l’Enfant est un être fragile qui a besoin de se construire, d’être protégé, d’être aimé, qui a besoin d’adultes pour l’accompagner sur les chemins de la vie.

Profitons de cette journée pour obliger nos dirigeants à écouter, aider, assister sans faille celles et ceux qui ont besoin de vivre, d’être respectés, d’être protégés.

Que les plus hautes instances internationales fassent appliquer les articles de la CIDE « Convention Internationale des Droits de l’Enfant », et fassent en sorte que les auteurs, ou présumés auteurs coupables de maltraitances, physiques ou sexuelles sur mineur, soient mis hors d’état de nuire à vie.

En 2004, face à tous ces viols, ces maltraitances sexuelles, on parle de « castration chimique », de « traitements spécifiques » avec suivi psychothérapeutique pour les délinquants mais, une fois de plus on constate qu’il n’y a aucun mot de compassion, d’excuse, envers les victimes, au contraire, le vice, la perversité, l’argent sont rois, c’est honteux.

Il y a peu de temps, dans notre région, en France, nous avons eu une vive discussion avec un couple qui soutenait « qu’il n’y avait aucune raison de ne pas faire participer les enfants aux ébats amoureux de leurs parents, que c’était faire l’éducation sexuelle de l’enfant… » Il y a des pays ou ces pratiques sont dans les traditions, les mœurs, et il faut combattre cela.

Cette réflexion me rappelle un article paru dans le Monde en Janvier 1977, signé d’éminents politiques et membres de sphères diverses, article paru suite à la comparution devant un Tribunal d’un pédophile notoire ami de ces autorités, ça laisse pensif !

Venons-en maintenant à la vie de l’ADEPS

Créée en 1985 à Tours, elle a toujours eu pour vocation d’écouter, d’aider, d’assister les parents, enfants, grands-parents qui lui faisait appel sur ou hors territoire national.

Monsieur Jean ROYER, ancien ministre, ancien Député-Maire de Tours, nous a toujours apporté son soutien et nous l’en remercions.

L’ADEPS a eu à faire face à toutes sortes de dossiers, et il a toujours fallu rester vigilant afin de ne pas mettre en danger l’enfant, aujourd’hui, ça n’a pas changé et, avec Internet, nous constatons que la détresse est grande où que les gens soient.

Nous constatons tous les jours que les dossiers sont de plus en plus difficiles à aborder sur le plan humain tant ce qui nous est soumis est triste, grave, allant du parent, des grands-parents, qui n’arrivent pas à voir enfants ou petits-enfants, à la maman qui veut dénoncer des violences sur son enfant, mais n’ose pas de peur de ne pas être écoutée ou de peur de subir des représailles diverses.

Pour exemple, dans le Centre-Ouest, il y a quelques années, une maman qui « osait » défendre sa fille dans une affaire d’attouchements a été menacée par une enquêtrice sociale, je cite : « Madame X, si vous persistez dans vos déclarations nous allons vous retirer votre fille car elle est en danger chez vous… »

Conclusion, le père, qui était membre d’une association qui confond l’intérêt de l’enfant et la protection de celui-ci, qui pense bientôt plus à défendre les pères « présumés auteurs » de maltraitances sur mineurs, ou de violences conjugales, a été blanchi, il a été prononcé un non lieu, et il revoit sa gosse ; ah ; nous avons oublié, il y a eu intervention d’un membre d’une organisation de pensées philosophiques dans cette affaire. On a tout compris.

Nous avons des parents, souvent des mamans, tous pays confondus, qui nous lancent appel parce que leur ex a emmené illégalement l’enfant vers un autre pays.

Nous, nous avons toujours appellé cela « un enlèvement d’enfant » et, dans ce cas là, on ne peut pas répéter ce que nous avons entendu une fois lors d’une conférence à Paris : « Enlever c’est aimer » ; à notre avis, en agissant ainsi on prive l’enfant légalement de l’autre parent, souvent celui qui en avait la garde par décision de justice, et l’enfant est perturbé, blessé pour longtemps dans sa construction.

Dans bon nombre de cas la délinquance des mineurs affiche le désarroi de ces jeunes suite à divorce ou séparation des parents.

En ce qui concerne notre nombre d’adhérents, on ne peut pas chiffrer ceci car, trop souvent, celles et ceux qui nous contactent par téléphone, par Poste, ou par courriel, s’arrangent malgré notre demande pour ne pas tenir leur engagement, en l’occurrence l’envoi d’une adhésion ou d’un don pour nous permettre de fonctionner dans de bonnes conditions. Du fait que des enfants sont au centre du problème soumis nous donnons un minimum de renseignements de base utiles, en attendant de recevoir un courrier postal détaillé qui n’arrive jamais.

Au 13 novembre 2004, nous avions pris connaissance de 5830 dossiers, majorité par Internet, et nous avions reçu notre 3.320 000 visiteur sur notre site, aujourd’hui, notre site affiche son 3 262 662 visiteur.

Notre site est visité par des résidents de 71 pays ou départements des DOM-TOM :

11 états des Etats-Unis ;

32 états d’Europe ;

23 états d’Afrique, dont :

Algérie – Maroc- Tunisie – Egypte – Tchad – Sénégal – Madagascar

Burkina Fasso – République Centre Afrique – Bénin – Côte d’Ivoire

Togo – Cameroun – Rwanda – Namibie – Afrique du Sud – Cap Vert

Ile Maurice – Seychelles.

5 états d’Asie ;

pour la France métropolitaine, tous les départements ;

pour les DOM-TOM : pratiquement tous les territoires d’Outre-Mer.

Si vous désirez prendre connaissance de nos statuts, ils sont fournis exclusivement par voie postale à condition que nous soit adressée une enveloppe libellée à votre nom et affranchie à 1€.

Hier nous aidions quelqu’un, demain vous nous ferez peut-être appel ou un de vos proches, sait-on jamais !

En ce qui concerne ce que peut faire l’ADEPS pour vous, faites-nous

savoir ce que vous pouvez nous apporter comme soutien, faites- nous connaître vos désirs et vos projets et, ensemble, nous verrons ce que nous pourrons envisager.

Maintenant, assez parlé, Mesdames, Messieurs, je vous laisse la parole en espérant que nous avons été entendus et que vous mettrez tout en œuvre pour nous écouter, nous encourager, nous soutenir matériellement et financièrement car, avant tout nous oeuvrons et militons :

-pour le Respect des Droits et de la Protection de l’Enfant ;

-pour que les Droits et Devoirs des Parents et Grands-Parents soient appliqués et respectés ;

-pour que les auteurs, ou « présumés auteurs suspects » d’actes de maltraitances, notamment sexuelles, soient sévèrement condamnés et traités avec la rigueur qui s’impose sans excuse ou compassion comme c’est souvent le cas ;

-pour que les auteurs de « déplacements illicites d’enfants vers l’étranger » soient poursuivis et sévèrement condamnés, avec le retour obligatoire des enfants « déplacés » auprès du parent gardien, mission urgente et impérative revenant au personnel du Ministère des Affaires Etrangères sur Ordonnance des Parquets.

 

Nos projets avant de conclure :

1- Obtenir des soutiens pour mieux aider les ONG et les gens qui font appel

2- Envisager la mise en place d’échanges notamment avec GRAAB, au Bénin, et ce dans le but de faciliter la commercialisation de leurs productions artisanales

3- Obtenir les moyens de faire réaliser et distribuer aux jeunes africains un nouvel exemplaire officiel mais original de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

4- Enfin, obtenir l’aide et le soutien nécessaire afin qu’avec Madame Yolande AMBIANA, l’ADEPS réalise un disque CD et qu’il soit vendu au profit de l’association, car l’association fonctionne sans aide ni subvention.

 MERCI DE NOUS AVOIR ECOUTE, et à bientôt peut-être !

20 septembre 2015  Ce rappel est destiné à faire un clin d’oeil à Notre Amie Yolande AMBIANA qui ne mérite pas ce que lui fait subir son ex-mari, à sa fille Isabelle qui veut vivre, rester libre en France sans pression ni chantage d’aucune sorte tout en bénéficiant du soutien de sa famille, et à Gaston KELMAN, ami de Yolande, écrivain reconnu notamment pour un de ses livres : « Je suis noir et je n’aime pas le manioc », et il ajoute depuis longtemps : «Le Noir est comme tout le monde», Gaston Kelman est noir, il vit depuis vingt ans en France, et se dit avant tout «bourguignon». que nous avons eu l’honneur de rencontrer lors de ces journées.  

       Retrouvez l’essentiel de Gaston KELMAN sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_Kelman

**** A la date du 24 septembre 2015, le site de l’association a passé le cap des 6.327.632 visiteurs, qu’on se le dise…!

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