Superbe texte de Yolande AMBIANA pour le 20 novembre 2015 (CIDE)

SUPERBE TEXTE DE YOLANDE AMBIANA POUR CE 20 Novembre 2015

Au Jourd’Ouïe 20 Novembre 2015, la Journée Internationale des Droits de l’Enfant, laisse tonner à mes oreilles en goutte à goutte inquiétante, les balles crépitantes de la pluie… « Un qui est tant », et pourtant si inquiétant en nous, dans cette folle débauche de moyens, au service de l’amnésie universelle, celle d’une unité perdue rassemblant toutes nos identités : LA NÔTRE ! Derrière la vitre de ma fenêtre, sur son écran terni il pleut, et je me prends des balles partout, de chaque coin, recoin oculaire du globe. Alors j’accepte la perfusion…Car ici chacun d’entre nous, pourrait devenir une cible, et c’est bien ce qui en fait flipper plus d’un ! Des attentats partout dans le monde où hier encore à ma porte elles ont frappé, juste à côté de chez moi, ces innocentes perles de pluie…  Mais honteusement, si lâchement prises en otages, ces balles trans-parentes, défigurées par un magma infâme, jailli des entrailles dévastées du cœur humain, au sommet des montagnes d’un ego, torturé, redondant et dissocié de sa nature première, pour en faire des bombes à se projeter lui-même….Serait-elle alors en voie de disparition, cette espèce appelée glorieusement « Homo Sapiens » ??? Sur nos terrasses que voit-on maintenant, des crevasses dans les verres, où le doux jus de grenadine sous les papilles de nos marmots, a pris le goût de leur sang !!! Ignominie, abomination, mensonge dans l’aveuglement de l’imposture, on voudrait faire de nous les rejetons d’une fosse couche … En effet, je dis une fois de plus il a plu, mais pour tant il aurait plu, qu’elle nous soit épargnées, ces balles qui fusent autant que la pluie, mais laissent la terre emplie de leur acidité… Depuis Paris je vois sous vents ces perles d’eau, venant de cieux éplorés, âprement tomber sur nos os ;Elles dévalent en fine averse les vitres de la fenêtre étroite, où mon regard est fissuré de nos multiples convictions, pour aller balayer, ravaler, éponger, les traces entachant le bitume, de la sève statufiée là, de ses enfants flétris….La légitime douleur asservissant les proches ou familles de nos victimes, est de suite recyclée en bas fonds de commerce, afin d’assouvir un appétit insatiable en cet ogre éperdu, qu’on appelle : LE POUVOIR ! Oui si je dis « une fois de plus »… Simplement les nuages, sous la main du peintre que nous appelons Dieu, n’ont cessé de se montrer à toute l’Humanité, tout en tournant en rond c’est le cas de le dire, afin d’effectuer cette tâche immonde, si amère pour l’âme Mère dont nous sommes issus, dont le ventre rond ploie sous la danse du soleil, et annonce pour temps un terme heure-eux… Oui eux, sous leurs ailes blanchies, les nuages ne se lassent point de faire le tour de la Terre, à faim d’abreuver consciencieusement, combler et soigner de son lait, la plaie béante des escarres qui lacèrent son ventre, en long, en large et en travers… Ah ! Haut temps dire à l’étude qui, jonchent la planète sous toutes nos LAT’..ittudes….’.  Derrière ma fenêtre la pluie, ça y est, traverse la fissure de mes yeux de mère, une larme amère m’alarme coulant à souhait ; D’où le volcan entre en éruption même du cœur humain, surgit toujours un cratère.’.Il pleut… Je pleure.. Dans ma nouvelle conjugaison, de voir en couches cette Reine Mère qui, depuis les cieux nous allaite et nous en brasse tous abondamment ; Elle prend aux yeux de nombre de ses enfants, happés dans la gueule des fauves tapis dans l’Homme, le sombre visage de l’arène mère… Sa pluie n’est pas vouée à tomber sur un champ consumé, laissant à nu dans les cœurs une avalanche de rocaille, oui son ondée est créée à faim d’arroser sur la Terre, la graine de nos générations futures, afin de tutoyer le ciel en atteignant sa canopée.

Yolande AMBIANA   Ambassadrice bénévole de l’A.E.D.E.P.S

Paris, le 20 Novembre 2015

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