avr 16

Journée des Droits de l’Enfant 20/11/2004

Le 20 novembre 2004, notre association organisait à la Salle des Fêtes de Moutiers sous Chantemerle (79320), une Journée des Droits de l’Enfant pour commémorer le 16ème anniversaire de la signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Participaient à cette manifestation de nombreuses personnalités qui l’ont animées.

**************

Madame Yolande AMBIANA a exposée son affaire au public, voici son texte ci-dessous:

*** INTERVENTION DE YOLANDE AMBIANA POUR LA JOURNEE DU 20 /11/2004

Je m’appelle Yolande AMBIANA .

Mon père est Camerounais, ma mère Anglaise, et je suis de nationalité britannique.

Jusqu’en 1991, l’année de mon mariage et de la naissance difficile de ma première fille, je travaillais encore à la télévision camerounaise, comme journaliste, et je venais d’être consacrée par Radio-France Internationale, sur la scène musicale internationale.

Puis, tout s’écroule autour de moi.

Une  maladie se déclare  et je dois m’arracher à un foyer où sévit en force la violence conjugale, pour avoir accès à la survie, tout simplement, à 6.000 km de là, en France, où j’ai vu le jour.

Mon mari vit au Cameroun où il est un juriste renommé et fier de l’être : Professeur d’Université, bras droit du bâtonnier, membre du conseil de l’ordre, avocat d’affaires international, avocat représentant les intérêts de l’état Camerounais à l’étranger, y compris donc, la France.

Pour finir cette longue série, mon mari, avocat défenseur pour la ligue des droits de l’homme, au tribunal pénal international d’Arusha au Rwanda, a été radié pour défaut de confiance avec son client. Il vient pourtant de réussir l’exploit de faire basculer la compétence d’un tribunal français, alors que des jugements avaient déjà été rendus et qu’il ne s’est jamais présenté.

Imaginez un peu le tableau :

Monsieur me laisse en réanimation, me fait immédiatement expulser de notre appartement parisien qui lui servait de pied à terre pour recevoir ses clients ( prestigieux ), puis s’en va dormir au Georges V, le repos du guerrier serais-je en droit de penser !….. mais que penser de l’amour d’une femme, quand on lui susurre à l’oreille qu’un cercueil coûte finalement moins cher qu’une maison ? et que penser de l’avenir d’un enfant quand on lui laisse croire que sa mère va bientôt mourir ?

Il est vrai que mon mari avait omis déjà d’inscrire mon nom sur son acte de naissance !

Pour ne rien vous cacher, j’ai d’autres intentions, mais je vous laisse deviner les raisons pur lesquelles j’ai fini par demander le divorce au bout de dix ans de calvaire….

Me voilà donc en chimiothérapie (tenace), tenant d’une main les conclusions de ses trois avocats qui le disent ruiné ( par mon fait ), et de l’autre, la somation des huissiers qu’il a mis sur mon dos.

Pour couronner le tout, mes médecins (qui jouent à cache-cache avec moi au bout du couloir) me demandent impérativement de ranger tout cela au vestiaire !!!!

Pendant ce temps, mon avocat de mari est entrain d’accompagner au salon du livre, son nouveau client, mon employeur, le Directeur de la télévision camerounaise, auprès duquel il m’a fait débaucher quelques années plus tôt. ( Jugez par vous-même )

Dans mon premier jugement de divorce dûment prononcé, j’ai le droit de voir mes enfants 2 semaines, 3 fois par an, si j’assume la charge des billets d’avion. Je n’ai aucun libre droit de visite sur place et ma famille ne peut pas les approcher ( lettre de mon père en attestant ) au Cameroun.

Quelques mois plus tard, je ne peux plus les voir du tout. : un arrêt de cour d’appel m’apprend que le juge se serait trompé !

On me dit d’ailleurs qu’aucune décision ne serait applicable dans mon cas. Pourquoi, j’aimerais bien le savoir !! Et les conventions internationales, à quoi servent-elles ? Un crime n’est-il plus un crime parce qu’il est commis dans un autre état ? Si ces décisions ne sont pas applicables, pourquoi 3 avocats s’unissent-ils en chœur pour me demande de retirer une plainte en pénale ?

Je veux bien croire par extraordinaire, que mon affaire est un casse-tête chinois pour la justice qui n’aurait rien vu de semblable, mais ai-je vraiment la carrure d’une extra-terrestre ? Mystère !!

-          Mon fils est français, il a le double droit au sol,

-          Les faits imputés à mon mari, qualifiés je cite de «  fautes graves, renouvelées et exclusives » se sont produits ici même sur le sol français,

-          Encore une fois, cet homme, juriste, ne s’est jamais présenté à la justice française dans cette affaire.

Me voici comme une saucisson coupé en deux : divorcée, cela on me l’accorde, mais sans mes enfants.

D’où vient alors cette justice qui soudain remet en question la compétence avérée d’un juge ?

D’où vient que mon époux avocat, ayant sur le dos, deux plaintes pénales, et une dette énorme en France, ne soit nullement inquiété, mais au contraire, reçu régulièrement et impunément ici comme V.I.P., arrivé en 1ère classe, et roulant en limousine ?

La police elle-même parle d’atteinte aux droits de l’Homme, mais plus encore aux droits de l’enfant, de mes enfants …………

( AUJOURD’HUI )

Je suis convoquée prochainement au parquet pour une affaire qui, me dit-on, n’a plus lieu d’être, OU veut-on effacer deux plaintes pénales comme on efface une ardoise ?

Comme le disait, le Grand Homme Martin-Luther KING «  j’ai fait un rêve ». Voilà où en est la justice des Hommes.

                                                                —oOo—

C’est ainsi que je voyais les choses hier.

AUJOURD’HUI, au-delà des faits, je vois des êtres tout simplement ( y compris moi-même) dans ce qu’ils ont de pire et de meilleur à offrir, la vie que nous partageons ensemble, j’y vois des enfants, les vôtres et les miens.

Alors que chaque soir, depuis cinq ans, je ne fermais l’œil que pour les apercevoir dans mes rêves, mon cœur s’est adouci………et mes propos se sont nuancés avec un brin de poésie. C’est ainsi que ma vie m’a transportée au milieu d’un désert où des vents sont venus me séparer de mes enfants, des vents qu soufflent fort dans le cœur d’un père, des vents qui soufflent en nous tous.

Il est vrai que la modeste pension que me doit toujours mon mari, m’aurait permis de faire venir mes enfants, s’il avait bien voulu me les présenter, mais tout l’argent du monde ne sera jamais une victoire pour moi.

A combien, peut-on évaluer l’enfance volée, l’enfer d’un enfant ?

Priver un enfant de l’un de ses parents, c’est lui donner une gamelle avec une partie de lui-même à manger.

Quelle serait notre vie si j’étais restée avec eux ? Elle ne serait plus, tout simplement, je le sais, mes médecins aussi.

Quelle serait notre vie si j’avais pu rester avec eux, je ne le saurai jamais, mais ce que je sais c’est que je suis de tout cœur auprès d’eux, en chaque instant.

Vous me voyez séparée de mes enfants, mais le poids des années m’aidant, le lien le plus puissant qui soit a pris consistance entre mes mains, un cordon qui n’a de limite que ma foi en la vie. Il n’est pas un coin de cette terre où mon amour ne peut les toucher, et il en est de même pour bien d’autres que moi.

Certains d’entre nous n’ont pas cette chance, vivant au quotidien, dans le luxe parfois, aux côtés d’un enfant, dont le sourire ne fleurira jamais devant eux.

Cette distance là, est la séparation la plus difficile à franchir, mais il y a des chances qu’elle ne soit qu’une blessure, si profonde soit-elle, même si elle bouleverse nos vies, celle de nos enfants, même si elle nous désarçonne et nous remet en question.

Mon fils a eu il y a 4 ans au téléphone, ce mot merveilleux «  ma Maman, pourquoi tu ne demandes pas à papa nos billets d’avion ? tu sais lui, il va tout le temps prendre l’avion (quand) il va travailler beaucoup !

Il m’a arrosée ce jour-là d’un rire que j’entendrai toujours (avec la même intensité : du pur bonheur en concentré )

Nul ne sait au fond, d’où naît un enfant, notre enfant. Comment alors, saurions-nous couper un cordon que nous ne voyons qu’avec nos yeux ? je vous le demande.

Un enfant est toujours notre enfant, disait mon père, même si on coupe le cordon qui le lie à sa mère, même si elle le coupe elle-même.

Au Cameroun d’où je viens, en Afrique, c’est bien simple. C’est la tribu toute entière qui met au monde, la Mère c’est la porte où apparaît un enfant.

J’en ai retrouvé un écho plus vaste encore dans un ouvrage du poète libanais Khalil GIBRAN quand il dit : « nos enfants ne sont pas nos enfants ……. »

On ne s’approprie pas le sang !

En ce qui me concerne, je viens devant vous enfanter une deuxième fois, et c’est très douloureux……..

Parler de mon voisin, ça, je sais faire, parler de ma chair je ne sais plus. Ce n’est pas mon lien avec mes enfants qui s’est rompu, c’est moi-même qui me suis cassée en mille morceaux. Car, combien de fois, suis-je allée puiser, au cœur de l’épreuve, dans le regard d’un enfant, la force de me lever, pour refaire un chemin qu’il a emprunté sans moi, dans le pardon, car il sait tout pardonner quand il est petit si on l’aime assez.

C’est très délicat pour moi de parler de la souffrance des autres, la vôtre, parce que le désarroi isole et que la souffrance est une prison où chacun vit à sa manière.

Si pour vous, ma parole a eu quelques attraits de vérité, alors je ne vous apprends rien, je vus apporte seulement le son de ma petite cloche, car cette histoire vous la connaissez mieux que quiconque, et je vous remercie de l’avoir écoutée.

                                                         —oOo–

Nous avons profité de cette journée pour présenter au public ce qui suit :

UN APERCU DES AFFAIRES TRAITEES PAR l’“AEDEPS” – ex ADEPS, depuis 1985

Divorce terminé, garde au père grâce à un incident de Mise en Etat avec enquête sociale, satisfaisante, divorce aux torts exclusifs de la femme.

Pour Monsieur ……………j’ai également obtenu des dommages et intérêts sur constitution de partie civile à l’encontre d’un dénommé ……………qui lui avait porté des coups à l’occasion d’une droit de visite parce qu’il allait voir son petit garçon au début de la procédure quand sa femme en avait la garde, ces dommages et intérêts ont été payés.

                                               ************************

Le divorce est terminé aux torts partagés, Monsieur a un enfant, Madame en a deux, il n’est pas exclu que dans l’avenir, je demande à nouveau car j’ai fait plusieurs incidents de Mise en Etat, plusieurs enquêtes sociales, la garde des deux enfants qui sont avec la mère actuellement, mais la procédure actuelle est terminée et le divorce transcrit.

************************

 

Divorce également terminé aux torts partagés, nous n’avons pas réussi à obtenir la garde des enfants. Le rapport d’enquête sociale n’était pas tellement défavorable à la mère qui est très aidée au niveau des travailleurs sociaux.

Monsieur …………….avait des antécédents d’alcoolisme et surtout il vit dans des conditions assez frustres à la campagne avec sa mère et l’enquête sociale a estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de confort pour des jeunes enfants, divorce également terminé.

       *************************

 Il s’agissait d’un divorce très difficile à l’origine qui se déroulait à QUIMPER, au départ la garde était à la mère, puis nous avions réussi à prendre des accords de divorce par consentement mutuel et Monsieur …………………a obtenu d’abord un enfant puis ensuite les trois enfants, finalement les époux se sont réconciliés.

      ************************

Le divorce est également terminé (demandé, accepté), nous avons obtenu la garde des deux enfants.

Au départ Monsieur en avait une et Madame en avait une. Après enquête sociale très défavorable à la mère, nous avons immédiatement saisi le Juge de la Mise en Etat pour obtenir l’autre enfant et nous l’avons obtenu immédiatement.

                                                       ************************

Affaire très douloureuse, nous n’avons pas obtenu la garde des enfants, je suis intervenue qu’en cause d’appel, un de mes confrères d’AMBOISE étant saisi en première instance.

Le jugement de divorce accordait la garde des enfants au père mais il s’agissait d’une erreur matérielle, le Juge ayant cru que les enfants se trouvaient avec le père à la suite d’une erreur de date dans un courrier.

La femme a donc fait appel pour que la garde lui soit maintenue et nous avons perdu en appel car la Cour a estimé qu’il s’agissait véritablement d’une erreur matérielle et qu’il n’ay avait pas lieu compte tenu des bonnes qualités éducatives de la mère de lui retirer les enfants.

Monsieur ……….les voit beaucoup tous les jours car son domicile et son lieu de travail sont tout prêts de ceux de son épouse. Il continue d’y avoir des tensions entre les ex époux car Monsieur ………..voudrait une garde conjointe et n’a tout de même pas renoncé à l’idée d’avoir un jour la garde de ses enfants.

Je pense que dans l’avenir il est possible que les enfants fassent le choix de venir avec le père et il ne faut pas oublier les termes de la loi du 25/7/87 qui donnent obligation pratiquement au Juge d’entendre les enfants de plus de 13 ans et de motiver s’il refuse d’entendre les enfants de moins de 13 ans, ainsi nous pensons que dans l’avenir de plus en plus les enfants choisiront et leur opinion sera encore plus importante que celle des travailleurs sociaux notamment que les conclusions des enquêtes sociales.

                                           ************************

Toujours en cours, Monsieur …………est un peu buté. J’essaie de le raisonner pour qu’il cède sur les petites choses, pour obtenir les choses importantes qui concernent l’enfant.

Madame a la garde, ce qui importe c’est d’obtenir un droit de visite.
Tous les moyens sont bons à la mère pour essayer de réduire ces droits de visite et d’hébergement « à une peau de  chagrin ».

Nous nous battons pied à pied, référé en Décembre pour la grand-mère paternelle pour avoir l’enfant huit jours.     Incident de Mise en Etat en Février pour avoir l’enfant huit jours et j’ai encore plaidé cet été un incident de Mise en Etat pour les vacances d’Août. Monsieur………….a réussi à avoir son fils quinze jours en Août après bien des péripéties et rebondissements de procédure. Actuellement, je suis entrain de saisir le Juge de la Mise en Etat pour ..

… qu’il fixe de façon régulière un droit de visite et  un droit d’hébergement pour toutes les vacances scolaires, dans la mesure bien sur des congés de Monsieur ………….et de ses disponibilités pour les week-ends car il travaille de temps en temps.

Une affaire très douloureuse car Monsieur………..est un ancien alcoolique qui s’est soigné et Madame………… ; prend prétexte de cela, chaque fois qu’elle donne l’enfant à son mari, « on croirait vraiment qu’on lui arrache les tripes ». Les parents de Madame sont très difficultueux, d’autant que l’enfant vit principalement chez ses grands-parents maternels.

                                                *************************

C’est la plus douloureuse de toutes. C’est une affaire dramatique. Monsieur……………n’a pas la garde de ses enfants mais on lui a même supprimé ses droits de visite et d’hébergement sur des adolescentes qui ont 12 et 15 ans.

J’ai moi-même entendu les enfants qui m’ont déclaré haïr leur père et souhaitaient sa mort. Monsieur……….en est malade. Il croit vraiment qu’il ne l’a pas mérité. Il réagit en grand nerveux en faisant des maladresses, notamment en menaçant sa femme lors de ses périodes de crise et en allant sur place. Il est même venu s’expliquer devant le Juge des enfants sur plainte de sa femme bien évidemment, le Juge des enfants  a compris son drame. Il a eu des poursuites devant le Tribunal de Police avec double condamnation de part et d’autre pour des coups.

J’ai même vu M………le dos criblé de coups de laisse de chien émanant de ses enfants. Actuellement nous sommes en appel car M………… continue de réclamer un droit de visite et d’hébergement sur ses enfants en dépit de leur opposition tenace mais également sur un problème de prestation compensatoire sous forme de rente qui a été fixée et là encore c’est inacceptable pour Monsieur…………de payer pour son épouse qui a de la fortune par sa famille alors que lui se « crève » au travail (il est boucher) et qu’il ne voit pas ses enfants.

D’autre part, le divorce étant définitif, il est transcrit, ce dossier est chez le notaire pour liquidation de régime matrimonial qui là encore ne sera pas facile. J’ai la chance d’avoir la confiance du client mais il est parfois découragé également non pas de la lutte car il est acharné mais de mon impuissance à trouver une solution dans une affaire qui n’en a pas sauf au niveau financier mais Monsieur………….n’en fait pas l’élément principal.

                                             *************************

La procédure de divorce était assez mal partie mais on s’est arrangé et le divorce par consentement mutuel a abouti avec un droit de visite et d’hébergement qu’au début on lui refusait pour des causes graves, problème de comportement caractériel et de violences.

Confidentiellement, il  s’agit d’un client assez hypocrite qui a un comportement calme et « mielleux » par devant mais qui je pense doit pouvoir avoir des crises de nerf assez violentes à certains moments. Il est par ailleurs assez borné et je lui ai dit un jour ce que je pensais car il était allé voir un conseil juridique en ce qui concerne le problème de sa liquidation de communauté alors qu’il avait un Notaire compétent et moi-même pour le conseiller.

Le Conseil juridique lui avait dit exactement le contraire de ce qu’il fallait lui dire et il ne voulait pas en démordre.

Il a fini par comprendre ce qu’il en était et nous avons pu en terminer de la procédure, malgré son entêtement à ne pas comprendre les choses. Pour vous éclairer il refusait de signer les projets     d’état liquidatif de communauté sous prétexte que le notaire lui avait dit que cette liquidation de communauté n’aurait effet qu’après le prononcé du divorce.

Or la liquidation de communauté est toujours faite sous condition suspensive que le divorce soit prononcé, donc effectivement il devait signer mais la liquidation de communauté ne prenait effet qu’à la date du divorce. C’est ce qu’il n’avait pas compris et le conseil juridique lui avait dit effectivement qu’il n’était pas normal qu’il signe l’état liquidatif alors que celui-ci ne prenait effet qu’au prononcé du divorce et nous tournions en rond. J’avoue que c’est crispant pour un avocat de n’avoir pas la confiance du client, qu’il aille prendre conseil ailleurs surtout  quand cette personne est moins compétente en la matière.

                                           *************************

Il s’agissait de demander soit un transfert d’autorité parentale soit un droit de visite et d’hébergement pour Monsieur………..sur son fils.

Là encore il s’agit d’une affaire assez douloureuse car Monsieur……………… ;et Madame……………..vivaient en concubinage, ils avait un grand fils de quinze ans et un plus jeune de 10-11 ans. Le grand fils est décédé en février 1987 alors que le couple venait de se séparer. Tout ceci n’a pas arrangé les choses (il est décédé d’une méningite) Madame…………..étant très traumatisée, Monsieur……………étant très nerveux.

Il avait caché l’enfant le plus jeune mais il se l’est fait reprendre par son épouse. Nous avons obtenu un droit de visite et d’hébergement. Madame…………..qui a demandé une pension devant le Tribunal de Grande Instance ne l’a pas obtenue car le Juge a estimé que sa demande était incompétente conformément à l’argumentation développée de ma part et le Tribunal d’Instance est actuellement saisi sur demande de Madame…………..

Le problème c’est que Monsieur…………… ; a changé d’adresse et que Madame…………qui a demandé le divorce n’arrive pas à le faite citer.

D’autre part, Monsieur…………………a été incorrect avec moi, et ne m’a pratiquement rien réglé de mes honoraires. Il a changé d’adresse sans me la donner d’ailleurs. J’avais fait une demande devant le T.G.I. mais avec requête d’assigner à jour fixe. Actuellement ce problème serait résolu car la loi du 25/7/87 prévoit que le Juge aux Affaires matrimoniales est compétent pour les problèmes d’exercice d’autorité parentale, de droit de visite et d’hébergement concernant les enfants même naturels,ce qui est nouveau, car avant il fallait aller devant le Juge aux Affaires matrimoniales pour les enfants après divorce, mais devant le tribunal de Grande Instance pour les enfants naturels.

Cela va accélérer les procédures concernant les enfants naturels.

                                            *************************

Il s’agit d’une affaire un peu semblable à l’affaire……. C/…………….., d’ailleurs Monsieur………était ami de Monsieur………..et ils vivaient ensemble au moment où j’ai débuté les procédures, seulement comme c’était urgent et que Monsieur…………..ne  revendiquait pas vraiment la garde, j’ai fait en référé une demande de droit de visite et d’hébergement

Référé devant le Tribunal de Grande Instance pour demander un droit de visite et d’hébergement.

Le problème c’est que Madame………..a disparu, qu’on ne sait absolument pas où elle est, donc on a une décision qui nous accorde un droit de visite et d’hébergement, que j’ai fait signifier chez la sœur de Madame……………où apparemment elle n’habite pas. Monsieur……..a déposé plainte pour non présentation d’enfant mais tout cela n’aboutit pas tellement dans la mesure où on ne sait ni où est la mère ni où est l’enfant.

Monsieur………..est actuellement excédé de cette situation et je crois bien qu’il ne me retire rapidement sa confiance car il trouve inadmissible que je ne puisse résoudre le problème, pas plus que les autorités judiciaires puisqu’il a écrit au Procureur qui est aussi désarmé que moi devant cette situation

Les recherches dans l’intérêt des familles sont sans résultat la plupart du temps.

                                           *************************

Il s’agit d’une jeune fille très gentille qui a fait l’objet d’une tentative de viol en juin dernier.

Fort heureusement elle a eu la présence d’esprit de faire semblant de coopérer et puis de détourner l’attention de son adversaire et de s’asseoir sur une margelle de fenêtre de l’immeuble pour crier «au secours». La police est arrivée, l’individu a pris peur et il s’est enfui.

Nous avons attendu quelques jours pour déposer une demande d’Aide Judiciaire car elle devenait majeure en  juillet 1987 et nous nous sommes constitués partie civile devant le Juge d’instruction. Cette affaire est correctionnalisée et l’individu, à la suite du rapport d’expertise, est apparu comme un peu débile et ayant donc une responsabilité atténuée.

Actuellement fort heureusement, la petite Corinne………….. a repris sa scolarité dans de bonnes conditions et elle a retrouvé sa sérénité, elle était simplement profondément choquée sur le coup. Sur le plan corporel et moral, elle n’a pas de préjudice pratiquement. Elle avait déjà un petit ami et sa vie intime s’est continuée dans les mêmes conditions.

                                               *************************

Là aussi, c’est une affaire extrêmement douloureuse. Madame……….était venue me voir, il y a deux ans, elle était enceinte, elle avait envie de divorcer (avant elle avait déjà un petit enfant) celui qu’elle attendait est mort par la suite en cours de grossesse

Son mari qui avait refusé à l’époque le divorce est venu me voir par la suite et Madame……….a accepté un divorce par consentement mutuel. Ce que ni l’un ni l’autre ne m’avait dit, c’est que Madame…………était alcoolique gravement. Elle est aide-soignante à l’hôpital et est actuellement en arrêt de travail. Elle refuse de se soigner et vit avec un Monsieur encore plus alcoolique qu’elle.

Elle a la garde de son enfant mais Monsieur…………vient de me dessaisir du dossier pour  changer de procédure et demander la garde de son enfant et il vient d’ailleurs de le récupérer.

En effet, l’alcoolisme de sa femme s’aggrave, elle a eu plusieurs accidents de la circulation en état alcoolique, des accidents très graves dont un dans lequel elle a été défigurée et actuellement elle continue de conduire en état alcoolique et sans permis.

Monsieur………..a donc très peur pour son petit garçon et il a décidé de divorcer pour  fautes et de demander la garde.

Je tiens à dire que si j’ai toujours le souci de l’intérêt de mes clients, j’ai avant tout celui de l’intérêt de l’enfant et que j’essaie de conseiller aux gens de rechercher l’intérêt de l’enfant avant le leur.

                                                      *********************

Cet adhérent ne savait pas très bien où il en était, nageait en eaux troubles et accumulait les incidents de par son agressivité et son irresponsabilité. Lorsque nous avons voulu creuser un peu plus dans son vécu pour tenter de l’aider à trouver une solution honnête, il n’a plus donné signe de vie.

                                                       **********************

Ce monsieur était en plein conflit avec son ex épouse et devait comparaître à Charleville-Mézières. Il est venu voir ce que pouvait lui apporter comme éléments l’association puis a estimé, après avoir eu les informations qu’il voulait, du moins nous le pensons, ne plus avoir besoin de nos services. Il n’a été réglé aucune adhésion de sa part malgré son engagement écrit et signé, mais « il a décidé » de faire un petit don à l’association, somme qui ne couvrait pas les frais engagés par nous dans ce dossier (déplacements, fax, téléphone, etc..) Il y a malheureusement des gens comme cela.

                                                      ***********************

Cette affaire, pour l’adhérente, à ses yeux, ne paraissait pas logique car le Juge avait décidé le placement de deux de ses enfants chez le père et les deux autres chez les grands-parents paternels, mais il ressort du dossier que l’enquêtrice sociale a souhaité le maintien des mesures étant donné le manque de stabilité de la mère. Cette dame est irascible, agressive, qui voudrait avec son nouveau compagnon « tout briser », « avoir le Monde a sa botte »..! Pour non-respect des articles des statuts, menaces et insultes, le Bureau a décidé sa radiation.

Il s’agit cette fois d’une affaire longue, pénible pour cette adhérente, ses trois enfants, et son nouveau compagnon, mais très enrichissante pour nous.

Les premiers mots de cette femme quand elle nous a téléphoné la 1ère fois ont été : « que peut faire votre association pour moi, je ne sais plus à qui faire confiance, vous êtes mon dernier espoir ! »

Suite à un tel appel nous n’avons pu que la rencontrer ainsi que son compagnon et, le dossier étant très clair, très carré, bien ordonné, nous avons commencé à travailler dessus et avons pris rendez-vous avec l’avocate de l’association.

C’était une femme, ayant un mari très violent qui usait de sado-masochisme, qui a été contrainte de quitter le domicile conjugal avec ses trois enfants après que le mari ait défoncé la porte d’une chambre où elle s’était réfugiée après avoir fermée la porte à clef. C’était la nuit.

Il faut préciser qu’au début des faits ils sont propriétaires de leur maison.

Au bout d’un moment la gendarmerie a été appelée pour constater ce qui se passait, puis la mettre à l’abri avec ses enfants, mais au lieu de laisser la jouissance des lieux à cette maman et aux enfants, elle fut priée de quitter les lieux, en pleine nuit, pour ensuite, aidée des gendarmes, aller se faire héberger dans un hôtel de la région parisienne, et là ce fut le début d’un engrenage imprévisible pour elle les gendarmes cumulant les erreurs…

Lors de l’établissement du procès-verbal primaire se commet la 1ère erreur car, et c’est énorme, il est stipulé par les gendarmes «qu’ils sont intervenus pour protéger le père»…

A l’hôtel, la chambre était exigüe, vétuste et, comme souvent dans ce genre de procédure la Justice a été saisie et il a été désigné rapidement une assistante sociale qui, constatant que la mère était arrivée là sans argent ni vêtements de rechange s’est empressée, malgré les explications de la mère et des enfants, de faire un rapport au Juge demandant le placement en foyer ; notre adhérente travaillait dans une grande surface de la région.

Notre adhérente, seule, est dirigée suite à une dépression consécutive à « l’enlèvement » de ses enfants, vers un établissement spécialisé, et là elle rencontre son futur compagnon, militaire de carrière, qui rentrait d’opérations d’assistance en Afrique, ce monsieur était là pour se reposer mais vivait en caserne normalement. Elle vivant provisoirement à l’hôtel, t lui en caserne ils envisagent de s’installer ensemble dès que possible 

Le mari jaloux et violent de cette femme, car elle avait engagée une procédure de divorce, lui a fait perdre son emploi.

Cette première partie se passait en région parisienne.

Ne pouvant plus supporter les agressions de son ex mari tant envers elle qu’envers les enfants qui étaient toujours placés elle décide, avec son compagnon, de venir s’installer en Touraine où elle avait de la famille.

Son compagnon, qui faisait partie du Bureau de l’association, chaque week-end et selon son planning, faisait le déplacement pour la rejoindre dans le but de trouver un grand logement et entamer les démarches pour faire venir les enfants, ce monsieur prenait les enfants au foyer pour aller voir leur maman et les ramener.

Sur intervention des avocats de l’adhérente et de l’association, un Juge des enfants de l’Essonne décide dans un premier temps, avec le suivi par un magistrat de Tours, le rapprochement familial en plaçant les trois enfants dans un foyer de la banlieue tourangelle, pour enfin aboutir au retour définitif auprès de leur maman, c’est l’association qui a été mandatée pour effectuer le retour des enfants dans leur nouveau cadre de vie afin qu’ils retrouvent les liens très forts qui les unissaient.

La procédure de divorce toujours en cours, l’ex mari multipliait les incidents, allant jusqu’à venir en Touraine tenter de déséquilibrer son ex épouse et ses enfants qui, eux, avaient pour consigne de la Juge et de l’association d’appeler la gendarmerie aussitôt, et elle intervenait de suite.

Lorsque le divorce a été prononcé Monsieur n’était pas présent et il a été prononcé à ses torts exclusifs.

Maintenant tout ce petit monde a grandi  et tout va très bien.

                                              **********************

MES CONCLUSIONS D’AVOCAT

Des affaires il y en a, et il y aura toujours avec, souhaitons-le, une plus grande humanisation, une plus grande fermeté, sévérité  de la Justice envers les auteurs de délits et crimes sur enfants mineurs.

Je dois indiquer que la clientèle adressée par l’ “AEDEPS” ex ADEPS n’est pas tellement rentable pour moi, comme pour mes autres confrères, car ce sont toutes des affaires à problèmes et beaucoup avec Aide Judiciaire, mais ce sont toutes des affaires passionnantes sur le plan humain et parfois sur le plan juridique.

Finalement, les seules déceptions que l’on peut avoir c’est quand le client vous retire sa confiance alors que l’on s’est battu avec tous les moyens que l’on avait pendant toute la procédure.

Certains justiciables nous donnent une obligation de résultat mais, malheureusement, nous n’avons qu’une obligation de moyens comme le Médecin n’est pas obligé de guérir, mais simplement obligé de mettre tous les moyens qu’il a à sa disposition pour tenter de guérir.

On a aussi de grandes joies comme dans l’affaire …….., ou l’affaire ……., et on souffre avec les clients comme dans l’affaire …….., et enfin ……

Actuellement, des affaires graves sont en cours dans diverses juridictions, mais nous vous en parlerons quand elles auront été jugées.

En résumé, depuis 1985, la clientèle de l’ “AEDEPS” ex ADEPS n’est pas une clientèle qui laisse indifférent et j’aime ce combat que je mène aux côtés de son Président, de son Bureau, et des associations partenaires.

                          S.M.D, et le Bureau de l « AEDEPS ex ADEPS

                                                         —oOo—

                             Sur la tribune, de gauche à droite

         J.G Chancy, Président de l’association – Michèle Vienne, Secrétaire-Trésorière – Jacques Billy, Maire des Moutiers sous Chantemerle – Maître Sylvie Molusson-David, Avocate au Barreau de Tours, Conseil de l’AEDEPSMonsieur Bernard Delextrat, Juge des Enfants au TGI de Bressuire – David Potier, et Onyx au début du podium à gauche.